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UN REPORT DE L'ORGANISATION DES ÉLECTIONS PROCHAINES(2023) S'IMPOSE.

Dernière mise à jour : 2 févr. 2023

BINYINGELA TSHILOLO WILLIAM (WILLY)


Les trois précédents cycles électoraux organisés en République Démocratique du Congo s'étaient caractérisés par des irrégularités flagrantes.

La crédibilité et la sincérité des résultats des élections font souvent objet des diverses contestations à cause de certaines irrégularités frisant la gestion du processus électoral. Entre autres, l’irrespect partiel du cadre juridique y afférent par la commission électorale, non affichage des résultats dans les centres de compilation, l’annonce des résultats bruts sans traçabilité, la gestion irrationnelle du contentieux électoral par les instances judiciaires compétentes.

Des rapports post-électoraux des groupes d’observateurs nationaux ont stigmatisé cela et ont formulé des recommandations en vue des réformes pour le rétablissement de l’intégrité du processus électoral dans les scrutins à venir. Nous l'avons également souligné en mars de l'an passé dans notre travail sur la reforme de la CENI.

Ainisi, nous pensons que le quatrième cycle doit se démarquer des précédents afin d'établir un nouvel ordre politique, économique, et social en mettant fin à la crise de légitimité institutionnelle tant décriée dans certaines institutions de la République.

La matérialisation de ce qui précède suppose la réunion d'un certain nombre des préalables liés notamment à l'identification et recensement de la population, à là formation sérieuse des agents électoraux et à la mobilisation des fonds nécessaires devant permettre l'organisation de ces élections.

En effet, il est important de souligner que l'identisation et le recensement de la population sont capitales et indispensables car permettant de savoir qui est congolais et qui ne l'est pas.

Ceux qui dirigent doivent être choisis par les véritables citoyens du pays car c'est en leur nom et pour leur compte que les gouvernants exercent leur impérium afin de satisfaire leurs désidératas.

On n'enrôle pas un corps électoral qui n'a pas été préalablement identifié. Devrions-nous rappeler que le dernier recensement date de 1984 ? L'enrôlement doit être précédé par l'identification qui devra donner lieu à la délivrance de la carte nationale d'identité. C'est de cette façon que les choses doivent se passer. Nous sommes contre l'actuelle démarche cavalière de la CENI visant à enrôler la population sur base d'une simple carte d'électeur.

Concernant la formation des agents agents électoraux, précisément ceux chargés de la surveillance des certaines opérations électorales lors du déroulement des scrutins, nous pensons qu'au-delà du critère probité dans le recrutement, une initialisation sérieuse doit être entreprise quant à ce afin d'éviter les failles du passé.

Il est certes vrai que la mobilisation des recettes doit en principe se faire avant l'expiration du mandat du président en exercice afin d'organiser les élections en toute quiétude, cependant, cela s'avère difficile au regard de la situation que traverse le pays avec l'Etat de siège décrété à l'est du pays. l'Etat est appelé à mobiliser les recettes suffisantes pour l'éradication des atrocités qui se commettent dans cette partie du pays. En se fondant sur la maxime salus populi suprême lex, le salut du peuple étant la loi suprême, nous pensons que le gouvernement doit maximiser ses efforts à l'Est du pays pour mettre un terme définitif à cette situation et permettre à la population de ce coin de participer aux élections.

Ce qui est choquant dans tout ça ce que une tranche de la classe politique, notamment les opposants semble être préoccupé par l'organisation des élections que par la vie de leurs compatriotes qu'on massacrent à l'Est. Devrions-nous rappeler la sacralité de la vie humaine ? Devrions-nous rappeler qu'une partie du territoire national n'est pas sous contrôle de l'Etat ? C'est quand même désolant ça, ceci frise un manque de patriotisme notoire. Ces politiciens sans scrupule à la quête du pouvoir pour la satisfaction de leurs besoins mesquins ne présentent aucun intérêt pour le bien-être de la patrie.

Les médias affirment que ces rebelles qui sèment la terreur sont mieux équipés que notre armée, puis, l'organisation des précédentes élections nous a coûté environ cinq cent millions de dollars américain sans vote des congolais de l'étranger. Or, dans le cadre de ces prochains scrutins, on envisage aussi le vote de ces congolais de la diaspora, ce qui devra accroitre signifitivement la somme qui devra être allouée aux élections.

Equiper suffisamment une armée exige des moyens financiers, pourquoi ne pas consacrer cette somme à cet effet afin d'en finir une fois pour toute avec ces massacres ?

En sus, nous tenons par cette occasion à rappeler à la communauté internationale que la RDC est un Etat indépendant et ne va se soumettre à aucune manipulation extérieure ni recevoir des injonctions.

Il est enfin important de souligner qu'une commission spéciale doit être instituée. Cette commission devra comporter certains parlementaires, certains membres de la ceni, ceux des représentants des électeurs, la société civile ainsi que ceux du gouvernement à travers le ministère de l'intérieur.

Cette dernière aura pour but d'étudier la faisabilité ou la possibilité d'organiser les élections au regard de toutes les circonstances et établir un rapport.

C'est sur base de ce rapport que la CENI, en concertation avec ses pairs, c'est-à-dire les autres membres de cette commission, qu'il sera trancher s'il y a opportunité ou inopportunité d'organiser les élections au regard des contraintes circonstancielles, matérielles et financières, d'autant plus qu'on ne peut organiser les élections juste parce qu'il faut les organiser ou par simple coutume.

L'organisation des véritables élections fondatrices d'un nouvel ordre politique, économique et social est tributaire de la réunion de tout ces éléments nécessaires de nature à garantir crédibilité, transparence ou fiabilité. Les textes prévoient certes un délai pour l'organisation des élections, mais des circonstances exceptionnelles peuvent se présenter, et les pouvoirs publics seront par ricochet astreints à y obtempérer.

En somme, nous ne voulons des choses faites à la hâte, nous voulons des véritables élections démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées pour la fondation d'un nouvel ordre politique, économique et social. Au regard du timing qui reste et tout ce qui doit être réalisé, un report des élections s'impose.


Que Jésus-Christ de Nazareth bénisse la République démocratique du Congo.


BINYINGELA TSHILOLO WILLIAM (WILLY)

BINTSHILOLO70@gmail.COM

Tel : 0033781736115 /0033753892907

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