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Un candidat de consensus est requis à la tête de la CENI pour des élections transparentes, ...



Un candidat de consensus est requis à la tête de la CENI pour des élections transparentes, crédibles et apaisées.


Selon les rumeurs qui ont alimentées les réseaux sociaux aujourd’hui, Denis Kadima devrait succéder à Corneille Nangaa à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo (RDC), mais sa candidature est loin de faire le consensus parmi les confessions religieuses. Elle est percue par plusieurs comme un acte de politisation de la CENI qui est tant décrier par l’ensemble de la Société Civile congolaise. La plénière de confessions religieuses d’aujourd’hui pour désigner le nouveau président de la CENI s’est soldée par un échec.


Ce blocage est tout d’abord le fruit d’un processus de choix particulièrement obscur: les confessions religieuses étaient appelées à exprimer leur préférence sur le nouveau dirigeant de la CENI sans aucune méthode précisant les critères de mérite retenus. Chaque confession religieuse s’est exprimée à sa manière par un classement des candidats sans qu’il soit possible de savoir la méthode utilisée. Cette façon de faire comprend le risque de favoriser un choix individuel tranché.

Les représentants des confessions religieuses désignent le président de la CENI non pas par vote, mais plutôt par consensus. La méthode du consensus comporte cependant des exigences incontournables : d’une part, que les participants soient de bonne foi et soient d’accord sur l’essentiel, et notamment sur les valeurs et l’objectif; d’autre part, que chaque avis, chaque proposition soit expliquée et analysée publiquement, enfin que l’on prenne le temps nécessaire au débat. Ces trois exigences ne semblent pas avoir été respectées lors de la plénière d’aujourd’hui.

Même si la classe politique semble influencer le choix de certaines confessions religieuses comme d’aucuns le croirait, il est cependant hors de question de mettre le feu en la demeure. Pour l’intérêt supérieur de la nation, chaque partie est tenue de mettre un peu d’eau dans son vin afin de sauver le processus et qu’il soit un succès. Ce serait dommage et irresponsable de la part des uns et des autres de miner la crédibilité d’un processus sur qui dépendra la légitimité de nos futures institutions à cause des positions tranchées. Ce serait mieux que ce problème soit réglé maintenant et éviter que le malaise se poursuit jusqu’à la prochaine plénière. Le malaise est dû au fait que la CENCO et l’ECC soupçonnent le candidat Denis Kadima de travailler pour le compte du pouvoir en place d’où la crainte de ne pas avoir des élections transparentes et crédibles en 2023.

Denis Kadima n’est pas le seul candidat à travailler pour le compte d’une formation politique, c’est aussi le cas de Roger Bimwala, candidat de l’Armée du salut, député provincial de Kinshasa pour le compte de la plateforme Toseka réputé proche du FCC et ancien candidat au poste de gouverneur.


Nul n’est sans ignorer du rôle de contre poids que joue la CENCO face à la CENI pour des élections transparentes, crédibles et apaisées en RDC. Pour des élections crédibles, il est impérieux que la CENCO continue de jouer son rôle de chien de garde en matière électorale tout en continuant bien entendu de collaborer avec la CENI. Pour ce, un candidat de consensus est requis à la tête de la CENI.

À part, les deux candidats nommés ci-haut et réputés de travailler pour leurs formations politiques et autorités morales, le consensus pourrait venir de l’un de trois autres candidats, notamment Cyril Ebotoko de la CENCO, Daniel Kawata de l’ECC et Paul Nsapu de l’église orthodoxe qui demeurent encore dans la course. Pour plus d’équité et pour éviter de trainer encore le processus dans une bourde due à un choix qui porterait sur un candidat de la CENCO ou de l’ECC, les deux confessions religieuses qui ont déjà dirigées la CENI deux fois chacune, à savoir Abbé Malumalu (2003 à 2011), Pasteur Ngoyi Mulunda (2011 à 2013), Abbé Malumalu encore (2013 à 2015) et Corneille Nangaa (2015 à 2021), Paul Nsapu le Candidat de l’Église Orthodoxe, parait être ce candidat qui ferait l’unanimité et qui éviterait toute division entre les confessions religieuses, ainsi que la classe politique congolaise.


L’Assemblée Nationale doit donner plus de temps aux confessions religieuses pour s’accorder autour d’un candidat de consensus et éviter ainsi toute candidature qui divise le peuple congolais, en plus de piéger les élections futures Qui dira que vous n’avez pas été avertis !


Cellcom / Paul Nsapu

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