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Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi pour la dédollarisation de l’économie nationale


Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a encouragé le gouvernement à renforcer la stabilité du Franc congolais en vue d’accélérer le processus de dédollarisation de l’écopnomie nationale de la RDC, dans sa communication vendredi dernier, aux ministres réunis en Conseil en vidéoconférence.


Le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, qui l’a indiqué dans son compte rendu de cette réunion, a fait savoir que le Chef de l’Etat a, à cet effet, appelé à une réflexion profonde pour faire du Franc Congolais une monnaie forte et stable.


Il a ainsi exhorté le Gouvernement à concrétiser son engagement de mettre en œuvre des politiques macroéconomiques crédibles et d’accélérer les réformes structurelles devant, à terme, concourir au renforcement de la stabilité́ interne et externe de la monnaie nationale en vue d’améliorer significativement le pouvoir d’achat du citoyen congolais.

Le Gouvernement et la Banque Centrale du Congo (BCC) devraient, dans cette optique, consolider les efforts pour faire du Franc congolais une monnaie stable et forte.


La dédollarisation, l’une des priorités de la nouvelle gouverneure de la BCC

Il sied de signaler que la poursuite du processus de « dédollarisation » de l’économie congolaise est l’une des priorités pour la nouvelle patronne de la Banque Centrale du Congo Malangu Kabedi Mbuyi, haut cadre du Fonds Monétaire International (FMI), nommée le 5 juillet 2021 en remplacement de Déogratias Mutombo, après 7 ans à ce poste.

Toutefois, l’on attend de la gouverneure Kabedi, première femme sur les 12 gouverneurs qui ont présidé aux destinées de cette plus grande institution financière de la RDC depuis 1961, la définition claire des lignes directrices de ce processus de dédollarisation.


En son temps, le gouverneur sortant, Déogratias Mutombo, proposait de lutter contre la dollarisation par le développement du marché intérieur de valeur du Trésor en vue de la tonification des canaux de transmission des impulsions de la politique monétaire et du rétablissement de la monnaie nationale dans sa triple fonction d’unité de compte, de moyen de paiement et de réserve de valeur.

Beaucoup d’experts, cependant, estiment qu’il faudrait agir dans d’autres domaines, notamment la dette publique en devises étrangères ou les dépôts en devises de la masse monétaire.


Toutefois, le seul danger, selon eux, est la tentation d’opérer un forcing, c’est-à-dire une « dédollarisation » forcée, aux conséquences multiples pour notre économie.

Dans la vie socioéconomique congolaise, le dollar américain est utilisé comme réserve de valeur, unité de compte et moyen de paiement.

En fait, la plupart des dépôts bancaires, de transferts bancaires, les prix de produits bruts et manufacturés, les prix des services comme la location des maisons, du matériel ou du mobilier ; le transport, l’entretien et réparation des biens meubles et immeubles ; les soins de santé, les frais scolaires et académiques, etc. ; presque tout s’effectue moyennant le dollar américain.

Ainsi, le dollar constitue désormais la référence permanente. Le Franc congolais n’exerce plus les fonctions monétaires de réserve de valeur, d’unité de compte et d’intermédiaires aux échanges.

En tout cas, à en croire le Pr Mabi Mulumba, la situation de la monnaie nationale ne serait pas aussi déplorable qu’on ne le pense.


«Il ne faut pas perdre de vue que depuis 1997, le régime de Félix Tshisekedi est à ce jour celui qui a enregistré un faible taux de dépréciation», disait-il le 27 juillet 2020.

A l’avènement du franc congolais, en 1998, a-t-il dit, la parité de la nouvelle monnaie par rapport au dollar était de 1,30 FC. En 2001, lors de l’assassinat du Président Laurent-Désiré Kabila, il y a eu une dépréciation de 311 %.

Au terme de 18 ans de pouvoir, le Président Joseph Kabila a laissé derrière lui un franc congolais qui a connu une dépréciation de 425 %. Pour l’heure, la dépréciation sous Félix Tshisekedi est d’un peu plus de 19 %.

Les paramètres macro-économiques ont évolué essentiellement à cause des effets pervers du Coronavirus sur les économies.


ACP/ Khonde

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